dimanche 31 octobre 2010

It's back!!!

Ça y est! La neige, à la fois tant attendue mais aussi grandement redoutée, à fait son "come back" hier en fin de journée...

On s'était dit qu'elle n'arriverait pas si tôt. Que les mauvaises langues qui nous annonçaient son retour ce week-end étaient dans le faux... et bien non. Hier, en fin d'après midi la pluie a commencé à tomber... De gouttes... Non, des flocons qui fondaient dès qu'ils entraient en contact avec le sol.

Alors je me suis dit que nous aurions sans doute un petit répit... Que la neige avait tenté une percée, mais qu'il était encore un peu trop tôt pour qu'elle occupe l'avant de la scène! Alors ce matin, mon premier réflexe consista évidemment à jeter un coup d'oeil par la fenêtre pour voir si j'avais eu tort de reporter l'achat de ma pelle à aujourd'hui... mais non! Je respire! La neige est peut-être parvenue à recouvrir de son manteau blanc les toits et les balcons, mais n'aura pas encore eu raison des routes! Grand "ouf" de soulagement...!

Il va tout de même falloir que je pense à aller acheter une pelle, du produit pour les vitres (indispensable quand la glace peine à partir et que les autres voitures vous projettent sans cesse une sorte de neige boueuse communément appelée "slush" sur votre pare-brise) et enfin que je prenne rendez-vous chez mon garagiste, situé à l'autre bout du Québec, pour qu'il me change mes pneus et installe ceux d'hiver.


Ahhh... la vie au Québec est peut-être douce, mais croyez-moi pas de tout repos. Surtout l'hiver!

samedi 18 septembre 2010

Fan de... Milow

Envie d'aller voir un artiste en concert alors qu'on ne connait rien de lui à part une chanson?! Un artiste souvent entendu à la radio mais que l'on connait si peu qu'on ne sait même pas à quoi il ressemble...?! C'est un coup de poker. Un pari que nous avons pris à quatre... pour une soirée qui fut un succès!

Qui n'a pas entendu le tube planétaire Ayo technology de Milow? Ce mega-tube qui résonne depuis maintenant près de deux années en France est arrivé bien plus tardivement sur les ondes canadiennes, il y a quelques mois à peine. Lorsque j'ai vu que l'artiste passait à Montréal j'ai alors proposé à quelques amies de s'organiser une soirée de filles pour l'occasion.

Nous voilà donc, hier soir, dans le centre ville de Montréal, parées de nos derniers stilletos et enchantées de notre soirée à venir. Petit frisson tout de même lorsque la caissière de la salle de spectacle ne retrouve pas nos billets... Ouf! Nous nous sommes seulement trompées de salle! Exit le Club Soda, direction le Metropolis!

Le concert se déroule dans une salle de spectacle spacieuse où nous parvenons sans mal à rester dans la fosse, même pour les plus réticentes (dont je fais partie). Les bars aux quatre coins de le salle permettent d'épancher sa soif en tout temps et donnent un côté plus informel et festif à cet évènement musical.

21h. Les lumières se tamisent et l'artiste entre en scène. Marrant... je le voyais plus blond! Mes acolytes me rétorque que non, mais sont surprises par la présence de sa barbe. Me vient alors une idée saugrenue... Y aurait-il une première partie?! Pas d'information à ce sujet sur le billet. Iphone et Blackberry à la main nous "googlelons" Milow et levons sa photo à côté de l'artiste présent... "Effectivement pas très ressemblant!" dit l'une. "Mais si, mets lui une barbe c'est l'même!" dit l'autre. Retour sur google... Première partie du show assurée par Matt Morris. Et bien Matt Morris est sacrément bon!

22h. Milow arrive (et ressemble beaucoup plus à ce que j'avais entre-aperçu sur l'affiche du spectacle) et la magie opère. Dans un style à la Tracy Chapman, armé de sa guitare, il nous fait voyager entre les mélodie de son premier album et de celui à venir. Les chansons s'enchainent et l'on voudrait que ça ne s'arrête plus! Derrière chaque texte se trouve une histoire que l'artiste belge nous raconte dans un français approximatif qui le rend encore plus charmant. Il nous fait passer du frisson en nous racontant l'histoire de cette jeune fille à qui il n'a pas eu le temps de rendre visite à l'hôpital (cliquez ici pour l'écouter) ou encore comment il a maladroitement tenté d'écrire sa première chanson d'amour "qui ne sonne pas du tout comme il l'aurait voulu".

En plus de posséder un grand talent, Milow (Jonathan Vandenbroeck de son vrai nom) semble être une personne humble, dotée d'un grand sens de l'humour et dégage même parfois une certaine candeur. Alors qu'il nous chante dans une version acoustique à quel point il aimerait que sa dulcinée soit minuscule pour pouvoir la glisser dans sa poche et l'avoir ainsi toujours à ses côtés, le public (essentiellement féminin) émet un soupir d'attendrissement qui laisse le chanteur sans voix, avec de grands yeux ronds d'étonnement et dans l'obligation de reprendre la dernière phrase chantée pour pouvoir retrouver le cours de ses paroles.

Coup de poker donc plutôt réussi pour nous qui ne connaissions pas grand chose à cet artiste qui a su nous séduire en quelques secondes. Un artiste à suivre qui promet de faire parler de lui pendant encore très longtemps!

Excellent "You don't know" : http://www.youtube.com/watch?v=zdSVO8q5KWo

mercredi 11 août 2010

Ode à mon "flat"

Ô rage, Ô désespoir... Ô caoutchouc ennemi! N'ai-je donc tant vécu, que pour cette infamie? Et ne suis-je blanchi dans les travaux quotidiens, que pour voir en un soir cette "maudite" roue à plat?!

Et oui... à peine trois semaines que j'ai ma voiture, et je dois déjà mettre les mains dans le cambouis!

Après une longue journée de travail, dans la chaleur du bord de l'autoroute, on monte dans sa voiture en se disant que notre petit chez soi n'est plus très loin et là... un bruit suspect. On s'arrête sur le premier parking venu et c'est une macabre découverte! Un "flat" en bon québécois. Une crevaison. Un pneu à plat. Mais plat... tellement plat!

Décéption. Colère. Découragement. Heureusement Miss L., en bonne âme téméraire, tente de m'aider à changer cette roue sans vie, guidée au bout du fil par son homme, évidemment beaucoup plus apte à changer un pneu que nous.

Après discussion, nous décidons finalement d'opter pour la sécurité: je laisse mon carrosse bancal sur le parking du boulot et rentre avec elle. Demain est un autre jour... Je trouverai bien un homme fort, qui aura pitié de moi, et acceptera de changer ce "maudit" pneu.

Je tiens à remercier Nissan d'avoir mis à ma disposition une magnifique roue de vélo en guise de roue de secours! Aussi, Monsieur le concessionnaire qui m'avait juré que le cric et les outils pour changer le pneu se trouvaient SOUS la roue de secours. Pour votre information Monsieur Nissan, il n'y a AUCUN outil SOUS la roue ni nul par ailleurs dans la voiture d'ailleurs...!

Promis demain j'immortalise cette chose incroyable qui a pourri mon début de soirée, mais qui m'a aussi permis de réaliser qu'il y a certaines personnes sur qui l'on peut vraiment compter...! :)

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mercredi 14 avril 2010

Mon premier... risotto (raté!)

Ce qui est bien quand on finit de travailler tôt*, c'est que cela laisse de longues soirées et permet de se mijoter de bons petits plats pour le dîner! Ce soir, grattant mes fond de placards, je décidais de concocter un petit risotto. Dans le frigo : parmesan, courgettes, brocolis et fines herbes pour agrémenter le tout... et le tour "semblait" joué!

Ma mère m'avait déjà prévenue: pas facile de faire un risotto car il faut rester devant sa casserole et ne jamais cesser de remuer... VRAI. Mais là ne réside pas la plus grande difficulté finalement...

Pourtant, tout avait bien commencé: une bonne idée, de l'inspiration, tous les ingrédients nécessaires. Disciplinée, je suis donc les informations à la lettre.

1. Faire chauffer 7 tasses de bouillon de légume ou de poulet. CHECK!
N'ayant pas une bouteille de bouillon de poulet je fais chauffer de l'eau et y jette des KubOr: une barre = une tasse.

2. Faire revenir dans le fond de sa casserole des oignons émincés avec les fines herbes dans une cuillère d'huile d'olive. CHECK!

3. Ajouter deux tasses de riz et remuer deux minutes sans faire brunir le riz. Cette étape se déroule également sans mal... CHECK!

4. Saler. CHECK! Zut, Me..de, Taber...c' ! Il était pourtant noté sur la boite des KubOr en gros : "ne pas saler". Dans mon élan culinaire et une volonté prononcée d'appliquer consciencieusement les instructions figurant sur la boite du risotto, je me suis quelque peu emballée... Pas grave, de toute manière je rajoute toujours une tonne de sel... ça sera fait!

5. Verser une demi tasse de bouillon dans la casserole et remuer jusqu'à ce que le riz absorbe le liquide. Recommencer jusqu'à ce que tout le bouillon soit absorbé. CHECK! (environ 20 minutes non stop...!).

6. Ajouter le parmesan, du beurre et les légumes. CHECK!

7. Servir et goûter. CHEEEEEE.... yark! Je croque dans un bloc de sel! Immangeable! Trop de bouillon très salé, du sel et un parmesan très salé = un risotto R-Â-T-É ! Déception... moi qui pensais me régaler et pouvoir renouveler l'expérience lors de mon prochain dîner entre amis. Je tente tout de même manger cet étrange mélange... mais abandonne au bout de quelques bouchées. La bonne nouvelle est que je suis rassasiée et que, n'ayant plus aucune papille gustative fonctionnelle, absolument pas envie d'ingurgiter quoi que ce soit d'autre.

Plat trop salé? = Diète assurée!


*Au Québec, la plupart des employés quittent les bureaux aux alentours de 17h


mardi 13 avril 2010

J'ai testé : le vernis adhésif !

A chaque fois que je parle du vernis adhésif, les gens me regardent avec des yeux écarquillés... "Quoi... des autocollants sur tes ongles?!" J'ai donc décidé de consacrer un article entier, afin de partager avec vous, cette invention merveilleuse, qui vient révolutionner la vie des femmes!

J'ai découvert le vernis adhésif chez Sephora, en France, il y a maintenant plus d'un an. J'avais acheté ce petit paquet étrange, très motivée à l'idée d'essayer un nouveau "gadget", puis n'avais jamais eu le temps de me pencher sur la question. Après un déménagement qui m'a aidé à le sortir du placard et pendant une période de chômage où je n'avais pas grand chose à faire, je décidais de me lancer...!

Le principe est simple : 14 "languettes" autocollantes en forme d'ongle. On choisit la largeur correspondant à chaque ongle et on applique la base de la languette à l'extrémité inférieure de l'ongle. Frottez l'autocollant afin que ce dernier adhère correctement à toute la surface. La très longue languette se replie alors doucement sous l'ongle et se découpe très facilement, épousant parfaitement sa courbe.

En quelques minutes, on obtient une manucure parfaite qui tient jusqu'à 15 jours (si on y fait bien attention). Pas de temps de pause, pas d'accroc pendant le séchage, pas d'odeur désagréable et le tout s'enlève à l'aide de dissolvant comme pour un vernis "classique".

Mais avec un prix entre 7,50 et 9,00€ (pour la version french manucure) chez Sephora, je me demande si le bonheur de pouvoir vaquer à ses occupations dès sa manucure achevée mérite qu'on y consacre un tel budget? Même prix qu'un pot de vernis avec lequel on peut se faire les ongles pendant des semaines... Mais plus économique que d'aller se faire faire une manucure chez l'esthéticienne... alors, à vous de choisir!

Pour mieux comprendre le fonctionnement de ce vernis très spécial, cliquez ICI, et regardez la vidéo sur le site de Sephora.




mercredi 7 avril 2010

Weekend en Amérique du Nord, Acte I

Après cette LOOOOOOOONGUE trêve hivernale, me voici de retour, afin de partager avec vous mon expérience inoubliable du weekend dernier... Trois jours magiques d'émerveillement, de douceur et de volupté. En deux mots : du pur plaisir! Voilà donc le récit des mes 3 jours de bonheur... à Boston!

Nul ne peut passer par Boston (Massachusetts) sans faire un détour par Cambridge et sa célèbre université : Harvard. C'est là que commence notre périple... Arrivée pour l'heure du déjeuner (ou dîner en québécois) après 6h de voyage à 4 dans une mini, nous étions beaucoup moins éprouvés que nous le pensions. Cette petite voiture peut finalement contenir de nombreux mètres de jambe!


SKP, armée de son guide, nous propose de suivre les conseils prodigués par l'écrivaine pour trouver nos restos le temps de notre séjour. Nous débutons donc par une cuisine locale: des burgers, pour nous remettre de nos longues heures de route. En face du "Harvard Square", le "Mr Bartley's" semble avoir été précédé par sa réputation: une file d'attente de près de 50 personnes se presse devant sa porte!
Pas de panique, le patron et son personnel sont bien rodés! Les menus nous sont distribués sur le trottoir où nous passons également notre commande. La rotation des groupes est rapide et 10 minutes plus tard nous voilà assis à la grande table centrale en bois. Nous nous délectons alors d'un Bill Clinton ou encore un Viagra (cf. le menu pour mieux comprendre...), avant de traverser la rue pour visiter la mythique institution.


Quoi de mieux que de se laisser guider par ses étudiants pour découvrir cette légendaire école?! Les "unofficial tours" proposent jusqu'à 5 rendez-vous quotidiens pour visiter Harvard (ainsi que Boston). Ces guides passionnés nous entrainent à travers Harvard et ses environs à reculons (afin de toujours être face à leur auditoire) en ponctuant leur parcours d'histoires véridiques et d'anecdotes plus légères. Cette visite de moins d'une heure, se termine inévitablement par une visite à la Coop du campus pour trouver le t-shirt qui nous donnera l'impression de faire partie de cette prestigieuse famille.






L'arrivée dans Boston se fait assez rapidement en voiture depuis Cambridge. Malgré le trafic important. Il n'est absolument pas stressant de conduire dans cette ville tant les automobilistes sont calmes et civilisés. C'est d'ailleurs une des choses qui m'a le plus marquée concernant les habitants de cette ville: leur courtoisie et leur sérénité, à pieds comme en voiture.


Nous atteignons finalement l'Omni Parker House de Boston, le plus vieil hôtel d'Amérique du Nord, où nous résiderons le temps de notre séjour. Extrêmement central, nous pouvons facilement nous rendre au jardin public, au Port, au Faneuil Hall MarketPlace, au Quincy Market ou encore dans le Financial Disctrict en quelques minutes.


Après une heure de repos bien mérité (et un passage chez H&M) nous voilà frais et pimpants pour partir dîner. Sur les bons conseils du guide, nous faisons une réservation au restaurant Les Zygomates. Une fois de plus, c'est un succès! Ce resto/ bar à vin, propose de nombreux fruits de mer dans un décor à le fois chaud et moderne: mur de brique, grande cave à vin apparente et petite guirlandes de lumières réparties ici et là. Nous nous laissons bercer par les rythmes du groupe de jazz (une contrebasse, un piano et une batterie) qui improvisent en live.

Le lendemain matin, visite de Boston orchestrée une nouvelle fois par les "unofficial tours". Nous retrouvons nos guides, cette fois vêtus de vert, dans le jardin public au pied de la fontaine. La visite débute donc dans le parc avec son histoire et ses légendes. S'ensuit un passage obligé par l'un des nombreux cimetières de la ville, partie intégrante du paysage urbain. Nous admirons les différents hôtels de ville, les immeubles aux architectures travaillées, mélangeant l'ultramoderne au classique avec brio, quelques bâtiments aux allures de "Gotham City*" et surtout nous réalisons à quelle point le vieux continent à laissé son empreinte sur cette ville.
La visite s'achève alors que nous aimerions qu'elle continue encore et encore... C'est avec humour que nous avons écouté de nombreuses informations sur Boston, nos guides n'hésitant même jamais à nous faire participer bruyamment à certaines "coutumes" locales. Mais il faut à présent trouver un autre moyen de voir encore plus d'endroits tout aussi merveilleux. Nous optons alors pour un ticket de bus.

De nombreuses compagnies de "Trolley tours" proposent des visites guidées en bus. Notre choix se porte sur les Boston Upper Deck Trolley Tours. Ce bus de plein air vert et jaune, nous fait faire le tour de la ville. Avec un départ tous les quart d'heure nous pouvons en descendre et y remonter à notre guise et ce, pendant deux jours (environs 30$). Ce tour qui part du Port, nous emmène jusqu'à Fenway Park où jouent les Red Socks, l'équipe de baseball de Boston. Nous découvrons alors des quartiers absolument adorables dans lesquels nous effectuons une halte pour se promener à pieds et sortir du parcours "classique". Deux quartiers à retenir que nous avons élu comme étant nos coups de coeurs: Back Bay et Beacon Hill. Avec ses petites rues escarpées, parsemées de petits immeubles en briques de deux ou trois étages et de vieux lampadaires, ces images nous rappellent étrangement le Plateau (à Montréal), dans une version propre et luxueuse!

Notre dernier soir arrive enfin (ou devrais-je plutôt dire: malheureusement...). Après nos burgers à l'arrivée, nos bagels du matin et autres gourmandises locales, nous avons quelque peu envie de varier les plaisirs. Ce soir l'Inde est à l'honneur: direction le Tantric, dans le quartier des théâtres. Nous arrivons dans un établissement moderne, ne répondant pas particulièrement aux critères décoratifs des ce type de cuisine, et c'est tant mieux. Cependant, l'absence de musique et la très grande hauteur sous plafond, lui donne des allures de cafétéria. Mais une fois que nous goûtons à nos plats, plus rien en peut gâcher notre plaisir! Ces derniers, assaisonnés selon notre degré de résistance aux épices, font parti des meilleurs mets indiens qu'il m'ait été donné de déguster!Dimanche, jour du départ. Nous reprenons le bus et retournons une dernière fois à Cambridge pour y suivre la visite guidée en bus. 16h. L'heure du départ à sonné. Il nous faut faire nos adieux à cette ville qui m'a personnellement plus qu'enchantée pendant ces trois jours. En ce qui me concerne, il ne s'agit donc pas d'un adieu, car je compte bien y retourner. Et si l'immigration aux États-Unis n'était pas si compliquée, je pense que je serai déjà en train de remplir le formulaire! Alors si vous passez un jour en Amérique du Nord, surtout arrêtez-vous à Boston, vous ne serez pas déçu.




Petit bonus... Voici quelques photos qui démontrent que même s'il fait bon vivre à Boston, on y croise des personnes étrangement motivées...! :)





*La ville du célèbre justicier chauve-souris : Batman.

Crédit Photo : C.H.

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vendredi 29 janvier 2010

Quand le climat reprend ses droits...

Cela fait quelque temps qu'on ne comprenait plus rien...: mais où donc était passé l'hiver canadien?! Températures douces - autour de 0°C - et de la pluie qui, au fil du temps, ont balayé la neige... De mon côté, presque une déception de ne pas vivre cet hiver tant redouté, mais aussi tellement attendu! Depuis hier, je suis... comment dire... rassurée!

L'hiver a repris ses droits et s'est à nouveau installé sur Montréal! Fini de sortir en "souliers de ville". Les bottes fourrées refont surface! En gilet sous ta doudoune?! De l'histoire ancienne. La superposition des couches est à nouveau au goût du jour. Exit le glamour! Place au confort et à la chaleur.

Enfin, quand je dis confort, je veux plutôt parler de survie! Pour ceux qui sont en voiture, ou qui, comme moi, ont la chance de faire du covoiturage le matin (merci Jeannette!), ce froid se supporte assez bien. Mais dès qu'il d'agit de faire quelques pas dans la rue pour se balader, faire des courses ou pire encore attendre le bus... la douleur semble inévitable!

Hier: des flocons gros comme des cerises (au moment de sortir prendre le bus évidemment...) auxquels s'ajoutent des rafales de vent qui soulèvent la neige à terre... La glace fouette le visage et le moindre carré de peau exposé crie par pitié qu'on le cache sous un bonnet, une écharpe! Sortir sans sa tuque et ses mitaines (son bonnet et ses gants chez tout bon québécois qui se respecte)... c'est s'exposer à de gros risques! Mais il faut savoir que lorsqu'il neige, les températures sont douces (rarement en dessous de moins 10°C).

Aujourd'hui: merveilleux, le soleil est de retour! Mais qui dit soleil... dit grand froid! Température de l'air -19°C. C'est sans penser au vent qui souffle fort et donne une température ressentie à moins 30°C! Quand je pense que mes parents se plaignent de leur 10°C actuellement dans le sud de la France...! Les déplacements sont courts, limités et regroupés. Montréal, la ville souterraine, devient alors une évidence. Envie de faire du magazinage? Oui. Mais en sous-sol ou à l'intérieur... Ma vie hivernale au Québec va enfin commencer!

mardi 26 janvier 2010

Le mardi c'est Guitry

Le temps de deux représentations exceptionnelles les Guitryoches nous donnent rendez-vous dans le décor très cosy des Pas Sages. Ces quatre comédiens talentueux revisitent, sous les rires des spectateurs fascinés, différentes pièces de Sacha Guitry. Crêpages de chignons, relations adultérines, amours... autant de thèmes qui n'ont pas pris une ride...!

La vie culturelle de Montréal réserve bien souvent de bonnes surprises... C'est une nouvelle fois dans un lieu inattendu, un bar branché de la rue Rachel, que se déroule cette lecture à quatre voix : "Fausse alerte", "Une lettre bien tapée", "Le KWTZ", "Un homme d'hier et une femme d'aujourd'hui" et, enfin, "Une paire de gifles" nous font passer une heure exceptionnelle. Le talent des acteurs nous captive et leur lecture devient alors un jeu savamment mis en scène.

A tour de rôle Marie-Hélène Brousseau, Daniel Desparois, Tiphaine de Reyer et Charles Gaudreau incarnent le mari trompé, la femme infidèle, l'amant ou l'employée. Sans jamais aucune fausse note les courtes pièces s'enchaînent emportant le spectateur dans un tourbillon de bonne humeur.

Un évènement à ne surtout pas manquer! Plus qu'une seule occasion pour vous de voir les Guytroches à l'œuvre : le 9 février prochain à 20h!




Le mardi c'est Guitry - Bar les Pas Sage, 95 rue Rachel Est - Entrée 7$ - Le mardi 9 février à 20h.


dimanche 10 janvier 2010

Une soirée très VIP

Le 7 janvier dernier se tenait, au Belmont, la première édition de l'année du Virus d'Improvisation picturale. Une occasion unique pour les amateurs avertis, comme pour les néophytes, d'assister à la création de toiles en live, dans une ambiance joyeuse et détendue!

Jeudi soir, alors que le thermomètre est ancré dans le négatif, nous bravons le froid pour nous rendre au Belmont, lieu réputé des nuits montréalaises. Mais cette fois les clients n'y danseront pas... ce soir la peinture est à l'honneur! Le virus d'improvisation picturale a envahi l'endroit.

Cette association à but non lucratif donne rendez-vous une fois par mois à tous les amateurs d'art pour assister à l'exécution de toiles, sous les yeux parfois étonnés des spectateurs (je pense notamment à un toile faisant référence aux Jeux Olympiques...). Un groupe live donne le rythme aux artistes, partagés en deux équipes (les verts et les oranges), qui s'affrontent sur différents thèmes. Le maître de cérémonie annonce une thématique et les deux équipes ont une dizaine de minutes pour réaliser une toile... Mais concevoir une toile à 4, 6 ou 8 mains, n'est pas toujours chose aisée...! Enfin, à la fin de chaque toile, le public est appelé à voter afin de déterminer laquelle des deux toiles est selon lui la meilleure.

Au cours de la soirée, des billets numérotés sont vendus aux spectateurs. Parmi eux, deux seront tirés au sort et auront l'unique chance de voir leur portrait réalisé en direct, lors d'un "combat" entre les deux équipes. J'ai acheté mon billet sans grande conviction en précisant bien à mes amis que de toute façon je ne gagnais jamais à ce genre de jeu... A ma grande surprise j'ai fait parti des deux numéros "pigés" (tiré au sort en québécois). J'ai donc eu l'immense honneur de voir mon portrait prendre forme sous mes yeux. Certes, le résultat n'est pas des plus ressemblant, mais ils m'ont bien précisé qu'ils étaient partis dans une sorte de "spirale infernale" et qu'ils feraient mieux la prochaine fois ! Quand à moi, qui suis repartie avec ma toile et trouve le résultat plutôt sympa!

A la fin de l'évènement, les toiles sont mises en vente. Les enchères débutent à 25$ et atteignent parfois jusqu'à 600$. Ce soir là les enchères ne sont pas allées aussi haut, et j'ai bien évidemment acheté la toile la plus chère de la soirée (beaucoup moins de 600$...!)... Mais il ne s'agit pas de n'importe quelle toile! Durant cette manifestation, chaque équipe réalise une toile le temps de la soirée. Ces dernières sont donc logiquement un peu plus travaillées que celles réalisées en 10 minutes. Il me fallait un point de couleur au-dessus de mon canapé... Je me retrouve avec une femme nue déambulant dans son boudoir! Un vrai arc-en-ciel dans mon salon!


Cette soirée sans prétention permet, en plus de passer un excellent moment, d'acquérir des toiles uniques à prix très raisonnables. Chaque toile est signée au dos par tous les artistes qui ont participé à son élaboration. Je vous tiens le pari que d'ici 10 ans maximum l'un de ces artistes sera mondialement renommé et que ma toile sera de grande valeur !


Plutôt que de se retrouver dans 10 ans, je vous donne d'abord rendez-vous à la prochaine édition du virus d'improvisation picturale le 4 février prochain! Pour plus d'informations : www.virusdimprovisationpicturale.com




lundi 28 décembre 2009

PC panique !

On y pense parfois... Puis on se dit souvent qu'il faudrait sauvegarder son contenu et, bien évidemment, on ne le fait que trop rarement... Et puis un jour l'ordi plante... pour de vrai ! Et là, c'est la panique...!

Pleine de bonnes résolutions, je m'étais jurée de me remettre à l'écriture pendant mes vacances de Noël. Pas de travail, ni de longs trajets. Parents repartis pour l'Europe... Bref, tout était réuni pour que je me remette sérieusement à faire "mumuse" avec mon clavier et que je termine enfin tous les articles que j'avais laissés de côté dans le tiroir...

C'est là que survient LE drame : j'allume mon PC et puis écran noir ! Rien à faire ! Je clique sur "Echap" : la bête sonne comme si je tentais de la faire exploser ! Ctrl + Alt + Suppr = aucune réaction. Que faire ? Eteindre ? Attendre ? Rallumer ?! Je tente une première fois... puis une deuxième... une troisième. RAS!

Cela fait maintenant trois jours que je tente en vain de relancer cette satanée machine qui, je l'espère, n'a reçu qu'un méchant petit coup de froid. Mais pour l'instant rien n'y fait... et je suis désespérée ! Alors Roger... c'est là que tu interviens ! Je compte sur toi pour redonner vie à cette foutue bestiole, prolongement de mes doigts et de mon âme...!

Je vous tiendrai bien évidemment informés de l'état de santé de cette vieille carlingue !

Un grand merci tout spécial au généreux donateur du mini PC qui me permet actuellement de vous faire part de mes déboires et de garder une (toute petite) fenêtre sur le monde virtuel...


Image extraite du site aricad.fr

UPDATE: Roger a accompli sa mission et mon ordi est comme neuf! Je récupère son oeuvre demain! Merci infiniment!!!!!!! :)

mercredi 23 décembre 2009

Premier Noël blanc

Ça y est... demain c'est le grand jour! A l'heure qu'il est le père Noël doit être en train de préparer son traineau, ses rennes et de remplir sa hotte! De la bonne bouffe, la famille, une belle table (merci G.!) et un grand arbre avec des petits paquets en-dessous... Mon premier Noël blanc à Montréal c'est demain !

La famille de Paris est venue pour partager ce moment unique (près de 3 semaines que nous sommes à 4 dans un 2 pièces...) et demain soir c'est avec ma famille d'adoption québécoise que nous fêterons tous ensemble ce premier Noël en dessous de zéro (pour nous... maudits français) !

La neige a depuis quelques jours recouvert la ville et aujourd'hui elle poursuit sa mission en habillant une nouvelle fois le sol de sa robe blanche... C'est assuré : demain le paysage sera blanc, parsemé des lumières festives. Nous serons au chaud dans une belle maison au coin du feu. Bien que quelques unes manquent à l'appel, je serai entourée de personnes qui font partie de celles que j'aime le plus au monde!

Mes CD de chant de Noël... il ne faudra pas les oublier! Ces magnifiques mélodies résonnent depuis des semaines dans la rue, les boutiques ou encore à la radio... Les lumières de Noël se sont invitées à toutes les fenêtres, venant illuminer chaque trajet nocturne qu'il m'a été donné de faire...

Alors, je pense à demain : famille, chanson, chaleur, fête... tous les ingrédients du bonheur seront réunis!

JOYEUX NOËL A TOUS !!!



jeudi 3 décembre 2009

Premier jour, première cata!

On est un boulet... ou on ne l'est pas! En ce qui me concerne, j'ai récemment eu la confirmation d'appartenir à la première catégorie... Mon premier jour de travail a quelque peu mal commencé... Le genre d'aventure qui peut vous arriver n'importe quel jour, mais pas celui-là... Récit!

Le premier jour dans un nouveau boulot est toujours source de stress et l'insomnie le précède la plupart du temps. Il semblerait que cela ne soit pas particulièrement mon cas... Pourtant, je pensais ne rien avoir laissé au hasard...

Réveil et téléphone portable réglés pour émerger à 6h15: une préparation sans trop de rush et un départ vers le métro autour de 7h15. L'arrivée au terminus des bus devait se situer aux alentours de 7h40, pour prendre celui de 7h50 (il passe environ toutes les 30 minutes...). La cible devait donc être atteinte aux alentours de 8h15 pour être en poste à l'heure officielle: 8h30. Oui... chaque minute est minutieusement prise en compte dans le timing...!

Pourtant, rien ne s'est passé comme cela... Plongée dans un sommeil très profond, le téléphone sonne, annonçant le début des "hostilités". Je m'empare de ce perturbateur de sommeil pour le faire taire et passer à l'étape suivante: la douche. Mais là, je réalise qu'il ne s'agit pas de mon réveil matin, mais d'un appel entrant... Mon regard croise alors le réveil situé en face de moi: 7h42! Ohhhhh myyyyyyy goooooooood!!!!! Impossible! Je ne me suis pas réveillée! Je ne peux pas le croire! Non.... Pas aujourd'hui!!!! A l'heure qu'il est je devrais être prête et pimpante, en train d'attendre mon bus! Mais je suis encore dans mon lit! Telle une gazelle je bondis dans la douche et 15 minutes plus tard me trouve dans le métro.

Il est important de préciser que la neige a choisi ce merveilleux jour pour faire son entrée. C'est donc en glissant et en tentant de ne pas me casser une jambe que je cours à petits pas (on dirait que ça aide à conserver l'équilibre...), mes cheveux trempés dissimulés sous mon bonnet, en direction du métro. La phase "coiffage" et maquillage ont lieu dans le wagon, au milieu des autres passagers (je suis alors à un stade ou plus rien ne me fait peur, et surtout pas la honte...).

Dans mon malheur, j'arrive au terminus et mon bus passe 5 minutes plus tard... J'appelle alors ma nouvelle chef pour l'informer de mon retard en me disant qu'elle doit déjà amèrement regretter mon recrutement... C'est un femme douce et gentille que j'ai au bout du fil et qui semble prendre mon retard avec beaucoup d'humour! J'arrive finalement à destination avec 25 minutes de retard... Pas si mal pour quelqu'un qui s'est réveillé avec 1h30 de retard...!

La bonne nouvelle est qu'à peine arrivée dans une nouvelle entreprise, j'avais déjà bien fait rire l'ensemble de ma division. Une bonne entrée en matière et surtout une façon agréable de découvrir la bonne ambiance qui y règne!



vendredi 27 novembre 2009

Recherche d'emploi à Montréal

Ça y est! Au bout de deux mois et demi de recherches intensives, j'ai enfin trouvé un travail. Un job qui me plaît, dans une entreprise qui me plaît! Premier jour: lundi prochain! Plus que deux petits jours de vie de chômeuse devant moi... L'occasion de faire un point sur mon parcours en tant que chercheuse d'emploi au Québec.

Quand on arrive dans un pays qui n'est pas le sien, on débarque avec tous ses repères issus de sa terre étrangère. Il faut se faire violence pour laisser ses références de côté et embrasser celles du pays qui nous accueille... Cela commence par l'adaptation de son CV!

Étape 1 : adapter son CV
Alors qu'en France, lorsque vous êtes jeune actif, je dirai même plus "jeune diplômé", on vous conseille fortement de faire tenir votre CV sur une seule page, au Québec c'est tout l'inverse! L'expérience professionnelle a une telle importance aux yeux des recruteurs qu'il est fortement recommandé de détailler cette partie au maximum, sans dépasser les deux pages. Voilà une première idée reçue réduite à néant! Ensuite, la formation généralement située en début de Curriculum en France, se retrouve au dernier rang du CV québécois, démontrant une nouvelle fois l'importance accordée à la vie professionnelle. Enfin, dernière particularité : les ressources humaines consultant rarement les lettres de motivation (appelées ici "lettres de présentation") jointes au CV, il est préconisé d'insérer dans ce dernier un petit paragraphe de présentation. Malin, non?!

Bien qu'aillant correctement adapté mon CV au format québécois, j'ai commis une erreur importante en conservant mon adresse mail en ".fr". Persuadée que les gens comprendraient que je suis française en se référant à mon parcours scolaire, je n'ai pas jugé nécessaire, dans les premiers temps, de changer mon adresse mail. Dans la mesure où tout le monde sait qu'on peut consulter son adresse partout dans le monde, l'exercice ne me paraissait pas indispensable... Pourtant les personnes semblaient confuses : "Elle n'est pas encore arrivée au Québec?" "Elle repart bientôt pour la France?" Bref...! Mettre une adresse en ".com" évite ce genre de problématique !


Étape 2 : se préparer à l'entretien
Si l'entretien français est stressant, l'entrevue québécoise se veut détendue. En France on assiste souvent à une sorte de bras de fer entre le recruteur qui fait tout pour vous déstabiliser et vous tester et un candidat qui se demande toujours s'il en fait trop ou pas assez. Lors de mon premier entretien ici, je suis arrivée en tailleur-pantalon, la tenue de camouflage idéale pour ce type "d'examen". L'un des dirigeants de la société m'accueille en bermuda et chemisette et se présente en ce termes : "Salut, moi c'est Marc-André*!" Bien qu'on se trouve dans une agence de publicité, milieu réputé pour son ambiance décontractée, je reste tout de même surprise... J'ai pu observer par la suite, lors de mes différents entretiens, que la personne en face de vous cherche surtout à savoir qui vous êtes et à vous mettre à l'aise plutôt que l'inverse. Une discussion "sereine" et sans langue de bois!


Lors de mon second entretien, au bout de 20 minutes, le directeur que je rencontre me dit que je ne colle pas exactement au profil qu'il recherche. Il passe ensuite trois quart d'heure avec moi pour m'expliquer comment optimiser mes recherches d'emploi et mener un entretien. En France, le candidat va plutôt acquiescer à ce que lui dit le recruteur. Si ce dernier lui explique les raisons de son refus et qu'il s'agit d'arguments valables, le candidat n'a pas vraiment son mot à dire. Au Québec, le candidat doit montrer que, même s'il ne sait pas faire quelque chose, il faut lui laisser sa chance de vous prouver ses capacités. Dire qu'on apprend vite. Proposer de travailler pendant plusieurs mois quasi-gratuitement pour montrer de quoi on est capable. Si on vous dit non il faut dire "Non. Mais..." Ne jamais se taire et encaisser, mais plutôt mener un combat où le KO n'est pas une option!


Étape 3 : la relance téléphonique
Heureusement, je n'ai pas vraiment eu besoin de passer par cette étape... Au moment où je commençais les relances téléphones pour les postes auxquels j'avais postulé, l'entretien "à l'issue favorable" est entré en scène... L'idée est qu'au Québec il faut harceler l'employeur pour obtenir un entretien. Les gens qui ne le font pas sont quelque part pénalisés par rapport aux autres qui oseront passer par cette étape... Toujours dans l'esprit "je vais vous prouver que je mérite cette place", une fois que le candidat a envoyé sa candidature, il doit rappeler régulièrement pour savoir où en est le recrutement et démontrer sa motivation. L'objectif ne consiste pas à harceler purement et simplement le recruteur, mais plutôt à le faire céder à la requête "même si je ne correspond pas à ce poste, rencontrons-nous et vous verrez que je suis un bon élément qui sera parfait pour votre entreprise". Une fois que l'entretien est décroché, c'est au candidat de faire ses preuves (retour à l'étape 2...).


Dans l'ensemble du processus d'embauche, en France comme au Québec, montrer sa motivation et un réel optimisme face au recruteur est un outil efficace. Le plus difficile est de ne pas se démotiver durant ses recherches. Ne jamais perdre l'espoir qu'un recruteur vous attend quelque part... à vous de faire en sorte que cette attente prenne fin au plus vite!

*Les noms ont volontairement été changés...!

Ci-dessous quelques sites qui ont fait parti de mon quotidien pendant un certain temps...!
www.infopressejobs.com
www.isarta.com
www.grenier.qc.ca



mercredi 25 novembre 2009

Quand la télé trinque...

La réglementation française est très stricte quant à la consommation d'alcool et de tabac à la télévision. La loi Evin qui, depuis 1991, interdit en France toute "propagande ou publicité, directe ou indirecte" pour ces deux substances est bien loin des standards télévisuels québécois. Il est surprenant de voir à quel point le Québec aime trinquer sur ses plateaux de télé...

Depuis 1991, le CSA livre une bataille sans merci à tous ceux qui ne se plient pas à l'interdiction de consommer de l'alcool dans les émissions de télé. L'ensemble du PAF* semble s'être mis rapidement au diapason afin d'éviter toute sanction : alcool et cigarettes ont ainsi été bannis des plateaux. Mais dans un pays où l'alcool fait partie de la culture locale, interdire sa consommation semble relever de l'hypocrisie, surtout quand cette interdiction touche une population connue pour ses abus de fête et de substances illicites...

En apparence la loi est rigoureusement respectée : les seuls verres qui apparaissent lors des émissions semblent contenir de l'eau ou sont teintés afin d'éviter de pouvoir déterminer son contenu. Il est tout de même de notoriété publique que les artistes boivent en coulisse en attendant leur passage à l'antenne... Cela donne d'ailleurs parfois lieu à des prestations scabreuses comme Véronique Sanson ou encore Michel Sardou dans "feue" la Star Ac' de Nikos Aliagas. Thierry Ardisson explique quant à lui, qu'à l'époque où il animait Tout le monde en parle trois caisses de champagne étaient systématiquement livrées avant chaque émission, pour aider les invités à patienter en coulisses... L'objectif consistant en fait, bien évidemment, à délier la langue des invités. Frédéric Beigbeder a d'ailleurs fait les frais de cette longue attente en étant obligé de repousser son interview à la semaine suivante, tant son taux d'alcoolémie était élevé.

Il faut croire qu'au Québec, la population des plateaux de télé abuse moins de l'alcool et sait mieux se tenir, car on en voit régulièrement apparaître à l'écran. Pour les français cette attitude surprend un peu au départ... Je suis toujours étonnée, le dimanche soir, quand je regarde Tout le monde en parle (et oui, ça existe ici aussi...), de voir qu'une bouteille de vin est présentée aux téléspectateurs.


Guy A. Lepage, l'animateur, montre la bouteille avant de l'ouvrir et donne le nom du domaine, ainsi que sa provenance. Ensuite, il sert tranquillement les verres et on assiste en direct à la distribution du breuvage, suivi de sa délectation par les invités. Durant tout le reste de l'émission, et même parfois pendant leur interview, on les observe sirotant tranquillement leur petit verre de vin rouge !





Puis, ce rituel ayant lieu tous les dimanche soir, on fini par s'y faire ! Mais je dois avouer que le "pompon" a été de voir des présentateurs d'une émission SPORTIVE sortir de la bière à l'antenne ! L'attaque à 5, émission quotidienne qui commente l'actualité du sport est sponsorisée par la marque Bud, comme on le voit clairement sur la page d'accueil de leur blog. Il y a quelques jours, les canadiens de Montréal (l'équipe de hockey de la ville) gagnait un match (ce qui est de plus en plus rare... oui, nous avons une sorte de PSG ici aussi !). Les commentateurs, trop contents de cette victoire, ont décidé de distribuer des bouteilles de bière à l'ensemble de l'équipe et de les boire en direct sur le plateau. Imaginez-vous la réciproque en France : l'émission Téléfoot du dimanche matin parrainée par Heineken et ses intervenants sortant des cannettes à l'antenne pour fêter la victoire des bleus la veille ?! Absolument I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !!!



Le mythe du commentateur sportif en prend un méchant coup ! Certes, les commentateurs en question ne sont pas des apollons non plus... mais tout d'même ! Ce n'est pas une raison ! Mais, ensuite, lorsque je me suis aperçue qu'une pyramide de cartons de bière était installée devant leur table, j'ai compris que leur "trinquage" en direct n'avait rien d'exceptionnel...!




*appellation commune pour définir le paysage audiovisuel français