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samedi 18 septembre 2010

Fan de... Milow

Envie d'aller voir un artiste en concert alors qu'on ne connait rien de lui à part une chanson?! Un artiste souvent entendu à la radio mais que l'on connait si peu qu'on ne sait même pas à quoi il ressemble...?! C'est un coup de poker. Un pari que nous avons pris à quatre... pour une soirée qui fut un succès!

Qui n'a pas entendu le tube planétaire Ayo technology de Milow? Ce mega-tube qui résonne depuis maintenant près de deux années en France est arrivé bien plus tardivement sur les ondes canadiennes, il y a quelques mois à peine. Lorsque j'ai vu que l'artiste passait à Montréal j'ai alors proposé à quelques amies de s'organiser une soirée de filles pour l'occasion.

Nous voilà donc, hier soir, dans le centre ville de Montréal, parées de nos derniers stilletos et enchantées de notre soirée à venir. Petit frisson tout de même lorsque la caissière de la salle de spectacle ne retrouve pas nos billets... Ouf! Nous nous sommes seulement trompées de salle! Exit le Club Soda, direction le Metropolis!

Le concert se déroule dans une salle de spectacle spacieuse où nous parvenons sans mal à rester dans la fosse, même pour les plus réticentes (dont je fais partie). Les bars aux quatre coins de le salle permettent d'épancher sa soif en tout temps et donnent un côté plus informel et festif à cet évènement musical.

21h. Les lumières se tamisent et l'artiste entre en scène. Marrant... je le voyais plus blond! Mes acolytes me rétorque que non, mais sont surprises par la présence de sa barbe. Me vient alors une idée saugrenue... Y aurait-il une première partie?! Pas d'information à ce sujet sur le billet. Iphone et Blackberry à la main nous "googlelons" Milow et levons sa photo à côté de l'artiste présent... "Effectivement pas très ressemblant!" dit l'une. "Mais si, mets lui une barbe c'est l'même!" dit l'autre. Retour sur google... Première partie du show assurée par Matt Morris. Et bien Matt Morris est sacrément bon!

22h. Milow arrive (et ressemble beaucoup plus à ce que j'avais entre-aperçu sur l'affiche du spectacle) et la magie opère. Dans un style à la Tracy Chapman, armé de sa guitare, il nous fait voyager entre les mélodie de son premier album et de celui à venir. Les chansons s'enchainent et l'on voudrait que ça ne s'arrête plus! Derrière chaque texte se trouve une histoire que l'artiste belge nous raconte dans un français approximatif qui le rend encore plus charmant. Il nous fait passer du frisson en nous racontant l'histoire de cette jeune fille à qui il n'a pas eu le temps de rendre visite à l'hôpital (cliquez ici pour l'écouter) ou encore comment il a maladroitement tenté d'écrire sa première chanson d'amour "qui ne sonne pas du tout comme il l'aurait voulu".

En plus de posséder un grand talent, Milow (Jonathan Vandenbroeck de son vrai nom) semble être une personne humble, dotée d'un grand sens de l'humour et dégage même parfois une certaine candeur. Alors qu'il nous chante dans une version acoustique à quel point il aimerait que sa dulcinée soit minuscule pour pouvoir la glisser dans sa poche et l'avoir ainsi toujours à ses côtés, le public (essentiellement féminin) émet un soupir d'attendrissement qui laisse le chanteur sans voix, avec de grands yeux ronds d'étonnement et dans l'obligation de reprendre la dernière phrase chantée pour pouvoir retrouver le cours de ses paroles.

Coup de poker donc plutôt réussi pour nous qui ne connaissions pas grand chose à cet artiste qui a su nous séduire en quelques secondes. Un artiste à suivre qui promet de faire parler de lui pendant encore très longtemps!

Excellent "You don't know" : http://www.youtube.com/watch?v=zdSVO8q5KWo

mardi 26 janvier 2010

Le mardi c'est Guitry

Le temps de deux représentations exceptionnelles les Guitryoches nous donnent rendez-vous dans le décor très cosy des Pas Sages. Ces quatre comédiens talentueux revisitent, sous les rires des spectateurs fascinés, différentes pièces de Sacha Guitry. Crêpages de chignons, relations adultérines, amours... autant de thèmes qui n'ont pas pris une ride...!

La vie culturelle de Montréal réserve bien souvent de bonnes surprises... C'est une nouvelle fois dans un lieu inattendu, un bar branché de la rue Rachel, que se déroule cette lecture à quatre voix : "Fausse alerte", "Une lettre bien tapée", "Le KWTZ", "Un homme d'hier et une femme d'aujourd'hui" et, enfin, "Une paire de gifles" nous font passer une heure exceptionnelle. Le talent des acteurs nous captive et leur lecture devient alors un jeu savamment mis en scène.

A tour de rôle Marie-Hélène Brousseau, Daniel Desparois, Tiphaine de Reyer et Charles Gaudreau incarnent le mari trompé, la femme infidèle, l'amant ou l'employée. Sans jamais aucune fausse note les courtes pièces s'enchaînent emportant le spectateur dans un tourbillon de bonne humeur.

Un évènement à ne surtout pas manquer! Plus qu'une seule occasion pour vous de voir les Guytroches à l'œuvre : le 9 février prochain à 20h!




Le mardi c'est Guitry - Bar les Pas Sage, 95 rue Rachel Est - Entrée 7$ - Le mardi 9 février à 20h.


dimanche 10 janvier 2010

Une soirée très VIP

Le 7 janvier dernier se tenait, au Belmont, la première édition de l'année du Virus d'Improvisation picturale. Une occasion unique pour les amateurs avertis, comme pour les néophytes, d'assister à la création de toiles en live, dans une ambiance joyeuse et détendue!

Jeudi soir, alors que le thermomètre est ancré dans le négatif, nous bravons le froid pour nous rendre au Belmont, lieu réputé des nuits montréalaises. Mais cette fois les clients n'y danseront pas... ce soir la peinture est à l'honneur! Le virus d'improvisation picturale a envahi l'endroit.

Cette association à but non lucratif donne rendez-vous une fois par mois à tous les amateurs d'art pour assister à l'exécution de toiles, sous les yeux parfois étonnés des spectateurs (je pense notamment à un toile faisant référence aux Jeux Olympiques...). Un groupe live donne le rythme aux artistes, partagés en deux équipes (les verts et les oranges), qui s'affrontent sur différents thèmes. Le maître de cérémonie annonce une thématique et les deux équipes ont une dizaine de minutes pour réaliser une toile... Mais concevoir une toile à 4, 6 ou 8 mains, n'est pas toujours chose aisée...! Enfin, à la fin de chaque toile, le public est appelé à voter afin de déterminer laquelle des deux toiles est selon lui la meilleure.

Au cours de la soirée, des billets numérotés sont vendus aux spectateurs. Parmi eux, deux seront tirés au sort et auront l'unique chance de voir leur portrait réalisé en direct, lors d'un "combat" entre les deux équipes. J'ai acheté mon billet sans grande conviction en précisant bien à mes amis que de toute façon je ne gagnais jamais à ce genre de jeu... A ma grande surprise j'ai fait parti des deux numéros "pigés" (tiré au sort en québécois). J'ai donc eu l'immense honneur de voir mon portrait prendre forme sous mes yeux. Certes, le résultat n'est pas des plus ressemblant, mais ils m'ont bien précisé qu'ils étaient partis dans une sorte de "spirale infernale" et qu'ils feraient mieux la prochaine fois ! Quand à moi, qui suis repartie avec ma toile et trouve le résultat plutôt sympa!

A la fin de l'évènement, les toiles sont mises en vente. Les enchères débutent à 25$ et atteignent parfois jusqu'à 600$. Ce soir là les enchères ne sont pas allées aussi haut, et j'ai bien évidemment acheté la toile la plus chère de la soirée (beaucoup moins de 600$...!)... Mais il ne s'agit pas de n'importe quelle toile! Durant cette manifestation, chaque équipe réalise une toile le temps de la soirée. Ces dernières sont donc logiquement un peu plus travaillées que celles réalisées en 10 minutes. Il me fallait un point de couleur au-dessus de mon canapé... Je me retrouve avec une femme nue déambulant dans son boudoir! Un vrai arc-en-ciel dans mon salon!


Cette soirée sans prétention permet, en plus de passer un excellent moment, d'acquérir des toiles uniques à prix très raisonnables. Chaque toile est signée au dos par tous les artistes qui ont participé à son élaboration. Je vous tiens le pari que d'ici 10 ans maximum l'un de ces artistes sera mondialement renommé et que ma toile sera de grande valeur !


Plutôt que de se retrouver dans 10 ans, je vous donne d'abord rendez-vous à la prochaine édition du virus d'improvisation picturale le 4 février prochain! Pour plus d'informations : www.virusdimprovisationpicturale.com




lundi 16 novembre 2009

Sale temps pour les people !










Depuis plusieurs mois, chaque semaine annonce la mort d'un nouveau "people". Quelle stupeur ce matin lorsque j'ouvre mon ordinateur et lis que l'acteur français Jocelyn Quivrin, 30 ans, s'est tué au volant de sa voiture la nuit dernière. Retour sur une série noire qui a fait disparaître, avant l'heure, beaucoup de personnes célèbres qui ont marqué leur temps...



L'ouverture du bal a été donnée le 25 juin dernier par le "cultissime" Michael Jackson. Ce mythe vivant décède subitement d'une crise cardiaque, à priori causée par une surdose médicamenteuse, à l'âge de 50 ans. Stupéfaction ! Personne ne s'y attend, surtout au moment où le chanteur prépare son ultime tournée annoncée en grandes pompes. Un premier mythe s'éteint.


Farrah Fawcett, qui a toujours campé des seconds rôles ne fait pas exception à la règle avec sa mort ! Grave erreur marketing vous diront certains : elle a choisi le même jour que le roi de la pop pour s'éteindre et n'occupera donc jamais les gros titres. Cette mort, survenue à l'âge de 62 ans, fût moins inattendue que celle précédemment citée, dans la mesure où l'actrice était en phase terminale d'un cancer. Cette célèbre drôle de dame nous quitte donc, emportant avec elle le secret de son légendaire brushing !


Quelques mois plus tard, le 26 août 2009, René Morizur disparaissait. Mais siiiiiii, vous le connaissez : René des musclés ! Autre figure mythique de notre enfance pour les gens de ma génération. Qui, dans les années 80 et 90, ne regardait pas le Club Dorothée ?! Pas de pitié pour les croissants, les Chevaliers du zodiaque, Olive et Tom, Juliette je t'aime... et bien évidemment Les Musclés. Les Musclés étaient au départ le groupe de musiciens qui accompagnait Dorothée sur scène et dans ses émissions. On se souvient tous de Bernard Minet et de Framboisier... Plus discret, René était déjà à l'époque le "vieux de la bande" avec ses lunettes et ses cheveux grisonnants, mais on l'aimait bien quand même ! Bien qu'il soit très loin de MJ, on réalise doucement que les figures de notre enfance vont commencer à partir les unes après les autres... mais je n'imaginais pas à l'époque que d'autres décès surviendraient aussi rapidement...!


La mort suivante, comme pour Farrah Fawcett, était prévisible, mais a brisé le cœur de toutes les jeunes-filles dont l'adolescence a été bercée aux rythmes de Dirty Dancing. Patrick Swayze, dont la phrase "On ne laisse pas bébé dans un coin" est devenue mythique, nous a également toutes séduites dans cette histoire d'amour impossible avec Demi Moore : Ghost. L'acteur qui souffrait d'un cancer était devenu l'ombre de lui-même et s'est éteint le 14 septembre dernier, à 57 ans.


On espérait alors cette série noire terminée. Suffisamment de personnes célèbres avaient disparu (Sim s'en était également allé le 6 septembre à 83 ans). Et, seulement deux jours après la mort de Patrick Swayze, le 16 septembre, nous apprenions que Filip Nikolic ne s'était pas réveillé. Le beau Filip des 2be3 ! Le plus célèbre boys band français, qui avait rendu les ados totalement hystériques dans les années 90 perdait son leader. Ce gymnaste issu de la banlieue parisienne, reconverti dans le petit écran, avait connu un parcours hors du commun et s'est éteint à l'âge de 35 ans laissant derrière lieu une magnifique petite fille de 4 ans.


Mauvais temps pour les boys band, puisque Stephen Gately, chanteur du groupe Boyzone, est également décédé alors qu'il n'avait que 33 ans, le 10 octobre 2009. Le groupe d'origine irlandaise avait également conquis le cœur des filles, dont le mien, avec ses magnifiques chansons d'amour dans les années 90 et prévoyait son grand retour ! Je me souviens d'avoir écouté en boucle le CD du groupe et surtout la reprise de Ben (initialement interprétée par Michael Jackson) dont Stephen Gately était l'interprète principal. Une fois de plus, une figure emblématique de ma jeunesse s'en est allée...







Enfin, ce matin, c'est la mort de l'acteur Jocelyn Quivrin qui a fait les gros titres. Je l'avais vu dernièrement à l'écran avec Bénabar dans cette comédie sympathique : Incognito et adoré dans le film Lol avec Sophie Marceau. Mais cet artiste, l'un des plus prometteurs de sa génération selon le cite allocine.fr et qualifié de surdoué par Paris Match, était également connu pour des films moins légers et souvent costumés. Celui dont la carrière avait débuté à 13 ans, détenait déjà bon nombre de prix, ainsi qu'une nomination aux Césars pour son interprétation dans le film 99 francs.

Le public est toujours triste de perdre un artiste de talent et qui plus est beaucoup trop jeune pour disparaître. Mais rien n'est plus difficile pour une famille que de perdre un mari et un père. Alors, aujourd'hui, je pense surtout à Alice Taglioni, la compagne de Jocelyn Quivrin et à l'enfant qu'ils ont eu ensemble en mars dernier : un petit Charlie...




vendredi 13 novembre 2009

Week-end franco-new-yorkais à Montréal !

Habitant montréalais... Vous vous demandez quoi faire ce week-end ? Ne cherchez plus ! Cinéphiles et amateurs de longues jambes, j'ai LE programme qu'il vous faut ! Jusqu'à dimanche, la France fait son cinéma dans le cadre du Festival de films francophones : Cinemania, et les Rockettes du mythique Radio City Music Hall de New York vous font vivre un Noël enchanteur au centre Bell le temps de trois représentations ce samedi 14 novembre. Entre les deux, pas facile de choisir... Alors pourquoi ne pas tout faire ?!

Cinemania : la francophonie à l'honneur
Depuis le 5 novembre 2009, la prestigieuse salle de cinéma Impérial accueille la 15ème édition du festival de films francophones. Les trente films présentés sont issus de récentes productions françaises, belges, suisses et d'Afrique du Nord. Polars, comédies, drames, biographies... autant de thème différents sélectionnés selon deux critères : la qualité et l'originalité. Ce festival est surtout une belle opportunité pour découvrir des films "d'auteurs" qui n'ont pas trouvé de distributeur en Amérique du Nord. Une occasion unique donc de voir ces films sur grand écran qui sont exceptionnellement sous-titrés en anglais !

J'assistais hier soir, dans le cadre de Cinemania, à la projection du premier film d'Amanda Sthers intitulé Je vais te manquer. Plusieurs destins se croisent à l'aéroport de Roissy : certains viennent de Montréal, alors que d'autre s'y envolent. Un joli chassé-croisé d'histoires d'amour et d'amitié qui met notamment en scène Pierre Arditi, Carole Bouquet, Anne Marivin, Mélanie Thierry, Cécile Cassel, ainsi que le talentueux Yves Jacques pour la distribution québécoise. Les projections ont lieu dans une salle digne des vieux théâtres parisiens et un intervenant est très souvent présent, afin de répondre aux questions du public.

Les journées de samedi et dimanche promettent un programme chargé et intéressant, dont une leçon de cinéma par le maître Costa-Gavras "himself" et un film de clôture qui semble très prometteur : Le concert.

Programme et informations : www.cinemaniafilmfestival.com





New-York fait son show au centre Bell
Pour les amoureux de Noël, voilà un spectacle qui va immédiatement vous immerger dans le grand bain du mois de décembre ! Les célèbres Rockettes, du non moins célèbre City Music Hall de New York, investissent le centre Bell depuis ce soir et ce pour encore trois représentations exceptionnelles. Les enfants et les plus grands seront ravis par ce spectacle à la fois beau et féérique.

Ces mythiques danseuses effectuent des levés de jambes impressionnants et autres tours de claquettes entre deux apparitions du Père Noël ! Le tout est orchestré d'une main de maître devant un écran géant qui nous fait notamment voyager dans le New York avec ses illuminations de fin d'année. Les plus jeunes ne peuvent s'empêcher de se trémousser, se rêvant Rockette le temps d'une soirée, alors que les plus grandes se laissent juste emporter par la magie du moment ! Quant à vous messieurs... vos yeux ne savent plus où donner de la tête...!

Comme promis, les Rockettes nous font vivre Un Noël spectaculaire avec un peu d'avance et permettent en plus à ceux qui ne le connaissent pas de découvrir le Centre Bell, Parc des Prince local pour l'équipe de Hockey de Montréal : les Canadiens !
Les trois dernières représentations seront données demain samedi (une en anglais et deux en français), alors ne trainez pas pour réserver vos places !







mercredi 4 novembre 2009

This is it... et c'est bien dommage...!

Depuis le 28 octobre dernier, des millions de spectateurs se sont précipités dans les salles obscures, afin de découvrir la dernière représentation du roi de la pop ! A mon tour, j'assistais hier à la projection de This is it, le documentaire évènement sur les préparatifs de ce qui aurait dû être l'ultime tournée de Michael Jackson.

Je ne me considère pas comme une "vraie" fan de MJ. Certes, je connais toutes ses chansons par cœur... et je dois dire que je m'en étonne moi-même ! L'hystérie, les cris et les heures d'attente pour obtenir un billet de concert... très peu pour moi ! J'ai toujours apprécié l'artiste et ses chansons, mais n'ai jamais ressenti le besoin d'aller le voir en concert. Pourtant, aujourd'hui, et surtout après la projection de This is it, je regrette amèrement de n'avoir jamais assisté à l'une des représentations de cette "bête de scène".

Ceux qui s'attendent à un documentaire sur l'artiste, chargé de témoignages, risquent d'être déçus. Ce film est tout simplement le "making of" du spectacle This is it, où les rares interventions des membres de l'équipe ne font que ponctuer les images des répétitions, initialement destinées aux archives personnelles du roi de la pop. On voit également, à plusieurs reprises, ce qui auraient dû constituer les décors de fond de scène, défilant comme un véritable film devant nos yeux. On observe alors tout le travail nécessaire en amont d'une tournée pour émerveiller les pupilles des spectateurs.

Jusque là, l'image que j'avais de Michael Jackson était celle d'un enfant à la voix fluette qui aurait grandi trop vite et qui, finalement, avait pris le parti de ne pas grandir du tout. Le film de Kenny Ortega vient briser ces idées reçues et nous montre un personnage d'un professionnalisme époustouflant : danse, musique, chant, lumières ou encore son, rien n'est laissé au hasard. Le chanteur garde un œil sur tout avec une grande maîtrise. Sa voix est moins faible et plus assurée que dans mes souvenirs. L'artiste donne des consignes à son équipe et cela, sans jamais un soupçon d'agressivité ou d'impatience. Les requêtes sont toujours d'une gentillesse incroyable et naturelle.


MJ étonne avec ses tenues plus surprenantes les unes que les autres ! On comprend rapidement qu'il s'agit là de sa garde robe personnelle. L'artiste répète la plupart du temps "en civil" et nous sort de son placard des vêtements que lui seul peut assumer : tantôt d'inspiration disco avec son jeans "slim" orange, rehaussé d'une veste argent brillant, ou encore avec une sorte de jogging à paillettes dorées, et tantôt futuriste avec une chemise bleue transparente façon sac poubelle !

Michael impressionne également dès qu'il se met à danser. Il n'a rien perdu de ses jeunes années et n'a absolument rien à envier aux danseurs (totalement exceptionnels) dans la vingtaine qui l'entourent. Alors qu'il doit se ménager pour les représentations à venir, lorsque les premières notes d'une musiques retentissent, il ne peut s'empêcher de se mouvoir avec autant de talent et de précision qu'il y a 20 ans et nous, de danser sur notre fauteuil !


On se demande tout de même comment MJ fait pour tenir des répétitions aussi intenses, sachant que chaque chanson possède sa propre chorégraphie. Comment un corps si frêle peut-il tenir la cadence ? Sur le coup, on n'y pense pas vraiment. On est juste en totale admiration devant cet artiste que l'on croyait fané et à bout de souffle. Mais un fois à l'extérieur de la salle, on imagine ce qui a pu le mener a une fin si tragique...

Quoi qu'il en soit, le roi de la pop nous étonne encore et nous émerveille une dernière fois, nous renvoyant à nos jeunes années. Personnellement, quand j'entends ses chansons et le vois danser, je me rappelle la cour de "récré" et les boums lorsque j'étais en primaire : nous nous mettions en cercle pour regarder, fascinés, notre ami Rodney l'imiter à la perfection !

Alors cet article, Rodney, je te le dédis !

www.thisisit-movie.com

Que ceux qui n'ont pas encore eu le temps d'aller voir le film se rassurent, This is it joue les prolongations jusqu'au 1er décembre !

Écoutez This is it, le dernier tube de Michael Jackson :

Source : www.michaeljackson.com



jeudi 29 octobre 2009

N'est pas Micheal qui veut !

Alors que "This is it", le documentaire évènement sur les préparatifs du dernier spectacle de Michael Jackson, est actuellement sur les écrans du monde entier, de nombreux artistes surfent sur la vague de son succès renaissant. Le Cabaret Mado ne fait pas exception à la règle en accueillant durant deux soirs le transformiste "V.nus" qui incarne pour la première fois un personnage masculin et lui dédit tout un spectacle!

J'étais aux premières loges, mercredi soir pour la représentation de "V.Nus personnifie Michael Jackson". L'artiste a choisi le Cabaret Mado, institution du Village (le quartier gai montréalais) et cousin québécois de Chez Michou à Paris (en un peu plus trash, selon mes sources) pour débuter sa tournée nationale. Ce transformiste, qui préfère se définir comme un "personnificateur", incarne depuis plusieurs années des célébrités telles que Tina Turner, Céline Dion, ou encore Madonna.

Habitué à incarner des femmes, V.nus se glisse pour la première fois dans un personnage masculin, mais finalement pas si éloigné de la gente féminine. Première représentation publique après deux mois de préparation, le stress de l'artiste était palpable et les premières minutes sont quelque peu douloureuses : manque de fluidité dans les gestes, costume qui ne tient pas en place, l'artiste ne semble pas toujours maîtriser les paroles. Une troupe de danseurs talentueux l'accompagne, lui faisant presque parfois de l'ombre.

Au fur et à mesure que le spectacle avance, le "personnificateur" rentre de mieux en mieux dans son personnage et fait défiler quelques costumes mythiques du roi de la pop sur des airs tout aussi connus. Et, miracle... la magie opère ! On se surprend à chantonner les paroles (que l'on maîtrise mieux que l'artiste sur scène...), à danser sur sa chaise, à applaudir (les cris et applaudissement sur la bande son aidant légèrement...). Mais le plus important : on s'amuse !

V.nus prend le micro à la fin de la représentation, pour nous confirmer ce que nous savions déjà : il n'était pas "à son meilleur". Si l'artiste en est conscient, alors le spectacle ne peut que progresser. Il faut également tenir compte de la jeunesse de ce show qui n'en est qu'à ses premiers balbutiements. Le transformiste ajoute finalement : "Je n'ai peut-être pas le talent inné de Michael Jackson, mais si j'arrive à retransmettre l'émotion de l'artiste, alors ce spectacle est réussi !"

Une production qui a donc encore besoin de se rôder, mais qui nous procure finalement l'émotion des prestations de l'artiste et nous fait réaliser à quel point nous aurions aimé voir le vrai sur scène. Encore un peu de travail et le pari sera relevé !


V.nus sera en tournée avec son spectacle durant les deux prochaines années au Canada.
Pour plus de renseignements sur l'artiste : www.vnus.ca
Retrouvez le Cabaret Mado : www.mado.qc.ca


J'ai notamment partagé cette soirée avec mon amie "Une parisienne à Montréal". Si vous voulez savoir ce qu'elle en a pensé, n'hésitez pas à aller faire un tour sur son blog : http://www.uneparisienneamontreal.com/2009/10/29/this-is-it-au-cabaret-mado/

dimanche 25 octobre 2009

L'UQAM secoue la planète web

Si vous faites partie des rares personnes qui n'ont pas encore visionné cette vidéo, c'est le moment de le faire ! Deux étudiants en communication à l'UQAM (Université du Québec à Montréal) ont filmé 172 étudiants en un seul plan-séquence sur la chanson "I Gotta feeling" des Black Eyed Peas. Consultée par près de 2 millions de personnes sur You Tube, cette vidéo est incontestablement LE buzz du moment !

Plusieurs finissants du bac à l'UQAM, Luc-Olivier Cloutier, Marie-Eve Hébert et quelques uns de leurs amis, ont eut la brillante idée de faire un lipdub dans le cadre de la semaine d'initiation à la communication proposée dans leur école.

Qu'est-ce qu'un lipdub ? C'est un plan-séquence sur lequel les figurants chantent en play-back ou plutôt font du "lipsynch" sur une chanson connue. Cette technique se généralise depuis quelque temps sur la toile, où entreprises et écoles souhaitent montrer au plus grand nombre la bonne ambiance qui règne en leur sein.

Réalisée en une seule journée, après quelques répétitions, la vidéo n'aura nécessité que deux prises avant d'être diffusée le soir même sur Music Plus. Par la suite, de nombreuses chaînes canadiennes relayent l'information et interviewent les deux protagonistes, dépassés par les évènements. La vidéo s'exporte même aux Etats-Unis lorsque CNN évoque le phénomène.

Vrai défi d'organisation, puisque les instigateurs ne savaient pas, le matin même du tournage, combien de figurants répondraient présents à l'appel, le pari est relevé avec brio !



www.uqam.ca/lipdub/

lundi 19 octobre 2009

Visite des ateliers du Mile-End

Du 16 au 18 octobre dernier, Montréal accueillait la seconde édition des "Ateliers Portes Ouvertes" (A.P.O). Initiée par le Centre Clark, en collaboration avec Ubisoft, plus de 100 artistes recevaient passionnés et néophytes dans leurs ateliers situés au cœur du Mile-End.

C'est sous un magnifique soleil, que s'est déroulée ma promenade du dimanche... J'avais entendu dire par l'une de mes amies que les artistes du Mile-End ouvraient leur portes au grand public durant plusieurs jours. Il m'a cependant fallu quelque temps et de nombreux clics pour finalement tomber sur les informations indispensables afin de participer à cet évènement.

Nous voilà donc partis pour l'avenue de Gaspé, au Centre Clark, où débute la visite. Dans cette partie du Mile-End, la séduisante image des restaurants de charme qui côtoient les boutiques de créateurs, typique de l'avenue Laurier coin Parc (qui constituait alors pour moi l'essentiel de ce quartier), s'évapore... laissant place à des entrepôts miteux et de grands bâtiments aux allures soviétiques. Jusque là, l'art ne semble pas s'être chargé de l'architecture locale... Mais, dans ces édifices pullulent lofts et ateliers d'artistes...

Le personnel du Centre nous accueille chaleureusement et nous invite à prendre part à la visite qui commence quelques minutes plus tard : un accompagnateur nous guidera à travers les nombreux ateliers et nous introduira aux artistes. En attendant une vidéo tourne en boucle : un homme pose des échelles les unes sur les autres... Je dois avouer que l'art ne me parle pas toujours...!

Enfin la visite commence ! Première halte : l'atelier-appartement de Jennifer Hamilton. Dans son cocon l'artiste ontarienne aux faux airs de Madonna à ses débuts nous présente ses œuvres et ses influences : religion, armée, collages en tous genres... les murs arborent également de magnifiques croquis de colliers évoquant sa période de designer de bijoux.

Place ensuite au photographe Guillaume Simoneau. Au centre de son entrée trône un appareil photo ancestral qui "fait mal au portefeuille quand on l'utilise, mais a un meilleur rendu que l'œil humain et le numérique." Dernière utilisation en date ? Son shooting avec Marie-Josée Croze pour la couverture de l'hebdomadaire Voir. Cet artiste aux photos étonnantes nous parle notamment de son projet Love and War qui a nécessité 8 années de travail pour quelques 28 clichés d'une jeune femme soldat(e) ; ou encore d'After Prom : ses clichés de finissants de la rive sud.

Durant cette journée forte instructive, nous découvrons également le peintre et sculpteur Simon Bilodeau qui ne crée qu'en noir et blanc et détruit ses œuvres au bout d'un certain temps, justifiant son acte en expliquant que "l'art est éphémère".

Durant cette visite de deux heures, nous avons découvert de nombreux talents. Cependant, je regrette de ne pas être arrivée plus tôt, afin de prendre part à la visite précédente. En si peu de temps, impossible de découvrir tous les artistes présents. De plus, notre tour se terminant au moment de la fermeture de l'exhibition, nous n'avons pu aller à la rencontre d'artistes supplémentaires.

Heureusement, nous étions arrivés un peu en avance pour la visite ce qui m'a permis de découvrir une artiste qui fut mon coup de cœur de la journée. "Sweet Grognasse", de son nom d'artiste, fait de la peinture à l'huile, mais surtout de la sérigraphie façon pop art. Cette technique consiste à imprimer des images à l'aide d'écrans de soie, que l'on interpose entre l'encre et le support. J'espère très bientôt pouvoir vous faire découvrir plus en détails le travail de cette artiste... Une future interview, peut-être ?! En attendant, je sais ce qui va bientôt trôner au-dessus de mon canapé dans le salon...!



Retrouvez les artistes sur leurs sites :
www.jenniferhamilton.com
www.simoneauguillaume.com
www.simonbilodeau.com
http://sweetgrognasse.blogspot.com/ <== Mon coup de cœur !