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dimanche 31 octobre 2010

It's back!!!

Ça y est! La neige, à la fois tant attendue mais aussi grandement redoutée, à fait son "come back" hier en fin de journée...

On s'était dit qu'elle n'arriverait pas si tôt. Que les mauvaises langues qui nous annonçaient son retour ce week-end étaient dans le faux... et bien non. Hier, en fin d'après midi la pluie a commencé à tomber... De gouttes... Non, des flocons qui fondaient dès qu'ils entraient en contact avec le sol.

Alors je me suis dit que nous aurions sans doute un petit répit... Que la neige avait tenté une percée, mais qu'il était encore un peu trop tôt pour qu'elle occupe l'avant de la scène! Alors ce matin, mon premier réflexe consista évidemment à jeter un coup d'oeil par la fenêtre pour voir si j'avais eu tort de reporter l'achat de ma pelle à aujourd'hui... mais non! Je respire! La neige est peut-être parvenue à recouvrir de son manteau blanc les toits et les balcons, mais n'aura pas encore eu raison des routes! Grand "ouf" de soulagement...!

Il va tout de même falloir que je pense à aller acheter une pelle, du produit pour les vitres (indispensable quand la glace peine à partir et que les autres voitures vous projettent sans cesse une sorte de neige boueuse communément appelée "slush" sur votre pare-brise) et enfin que je prenne rendez-vous chez mon garagiste, situé à l'autre bout du Québec, pour qu'il me change mes pneus et installe ceux d'hiver.


Ahhh... la vie au Québec est peut-être douce, mais croyez-moi pas de tout repos. Surtout l'hiver!

samedi 18 septembre 2010

Fan de... Milow

Envie d'aller voir un artiste en concert alors qu'on ne connait rien de lui à part une chanson?! Un artiste souvent entendu à la radio mais que l'on connait si peu qu'on ne sait même pas à quoi il ressemble...?! C'est un coup de poker. Un pari que nous avons pris à quatre... pour une soirée qui fut un succès!

Qui n'a pas entendu le tube planétaire Ayo technology de Milow? Ce mega-tube qui résonne depuis maintenant près de deux années en France est arrivé bien plus tardivement sur les ondes canadiennes, il y a quelques mois à peine. Lorsque j'ai vu que l'artiste passait à Montréal j'ai alors proposé à quelques amies de s'organiser une soirée de filles pour l'occasion.

Nous voilà donc, hier soir, dans le centre ville de Montréal, parées de nos derniers stilletos et enchantées de notre soirée à venir. Petit frisson tout de même lorsque la caissière de la salle de spectacle ne retrouve pas nos billets... Ouf! Nous nous sommes seulement trompées de salle! Exit le Club Soda, direction le Metropolis!

Le concert se déroule dans une salle de spectacle spacieuse où nous parvenons sans mal à rester dans la fosse, même pour les plus réticentes (dont je fais partie). Les bars aux quatre coins de le salle permettent d'épancher sa soif en tout temps et donnent un côté plus informel et festif à cet évènement musical.

21h. Les lumières se tamisent et l'artiste entre en scène. Marrant... je le voyais plus blond! Mes acolytes me rétorque que non, mais sont surprises par la présence de sa barbe. Me vient alors une idée saugrenue... Y aurait-il une première partie?! Pas d'information à ce sujet sur le billet. Iphone et Blackberry à la main nous "googlelons" Milow et levons sa photo à côté de l'artiste présent... "Effectivement pas très ressemblant!" dit l'une. "Mais si, mets lui une barbe c'est l'même!" dit l'autre. Retour sur google... Première partie du show assurée par Matt Morris. Et bien Matt Morris est sacrément bon!

22h. Milow arrive (et ressemble beaucoup plus à ce que j'avais entre-aperçu sur l'affiche du spectacle) et la magie opère. Dans un style à la Tracy Chapman, armé de sa guitare, il nous fait voyager entre les mélodie de son premier album et de celui à venir. Les chansons s'enchainent et l'on voudrait que ça ne s'arrête plus! Derrière chaque texte se trouve une histoire que l'artiste belge nous raconte dans un français approximatif qui le rend encore plus charmant. Il nous fait passer du frisson en nous racontant l'histoire de cette jeune fille à qui il n'a pas eu le temps de rendre visite à l'hôpital (cliquez ici pour l'écouter) ou encore comment il a maladroitement tenté d'écrire sa première chanson d'amour "qui ne sonne pas du tout comme il l'aurait voulu".

En plus de posséder un grand talent, Milow (Jonathan Vandenbroeck de son vrai nom) semble être une personne humble, dotée d'un grand sens de l'humour et dégage même parfois une certaine candeur. Alors qu'il nous chante dans une version acoustique à quel point il aimerait que sa dulcinée soit minuscule pour pouvoir la glisser dans sa poche et l'avoir ainsi toujours à ses côtés, le public (essentiellement féminin) émet un soupir d'attendrissement qui laisse le chanteur sans voix, avec de grands yeux ronds d'étonnement et dans l'obligation de reprendre la dernière phrase chantée pour pouvoir retrouver le cours de ses paroles.

Coup de poker donc plutôt réussi pour nous qui ne connaissions pas grand chose à cet artiste qui a su nous séduire en quelques secondes. Un artiste à suivre qui promet de faire parler de lui pendant encore très longtemps!

Excellent "You don't know" : http://www.youtube.com/watch?v=zdSVO8q5KWo

mercredi 14 avril 2010

Mon premier... risotto (raté!)

Ce qui est bien quand on finit de travailler tôt*, c'est que cela laisse de longues soirées et permet de se mijoter de bons petits plats pour le dîner! Ce soir, grattant mes fond de placards, je décidais de concocter un petit risotto. Dans le frigo : parmesan, courgettes, brocolis et fines herbes pour agrémenter le tout... et le tour "semblait" joué!

Ma mère m'avait déjà prévenue: pas facile de faire un risotto car il faut rester devant sa casserole et ne jamais cesser de remuer... VRAI. Mais là ne réside pas la plus grande difficulté finalement...

Pourtant, tout avait bien commencé: une bonne idée, de l'inspiration, tous les ingrédients nécessaires. Disciplinée, je suis donc les informations à la lettre.

1. Faire chauffer 7 tasses de bouillon de légume ou de poulet. CHECK!
N'ayant pas une bouteille de bouillon de poulet je fais chauffer de l'eau et y jette des KubOr: une barre = une tasse.

2. Faire revenir dans le fond de sa casserole des oignons émincés avec les fines herbes dans une cuillère d'huile d'olive. CHECK!

3. Ajouter deux tasses de riz et remuer deux minutes sans faire brunir le riz. Cette étape se déroule également sans mal... CHECK!

4. Saler. CHECK! Zut, Me..de, Taber...c' ! Il était pourtant noté sur la boite des KubOr en gros : "ne pas saler". Dans mon élan culinaire et une volonté prononcée d'appliquer consciencieusement les instructions figurant sur la boite du risotto, je me suis quelque peu emballée... Pas grave, de toute manière je rajoute toujours une tonne de sel... ça sera fait!

5. Verser une demi tasse de bouillon dans la casserole et remuer jusqu'à ce que le riz absorbe le liquide. Recommencer jusqu'à ce que tout le bouillon soit absorbé. CHECK! (environ 20 minutes non stop...!).

6. Ajouter le parmesan, du beurre et les légumes. CHECK!

7. Servir et goûter. CHEEEEEE.... yark! Je croque dans un bloc de sel! Immangeable! Trop de bouillon très salé, du sel et un parmesan très salé = un risotto R-Â-T-É ! Déception... moi qui pensais me régaler et pouvoir renouveler l'expérience lors de mon prochain dîner entre amis. Je tente tout de même manger cet étrange mélange... mais abandonne au bout de quelques bouchées. La bonne nouvelle est que je suis rassasiée et que, n'ayant plus aucune papille gustative fonctionnelle, absolument pas envie d'ingurgiter quoi que ce soit d'autre.

Plat trop salé? = Diète assurée!


*Au Québec, la plupart des employés quittent les bureaux aux alentours de 17h


mardi 13 avril 2010

J'ai testé : le vernis adhésif !

A chaque fois que je parle du vernis adhésif, les gens me regardent avec des yeux écarquillés... "Quoi... des autocollants sur tes ongles?!" J'ai donc décidé de consacrer un article entier, afin de partager avec vous, cette invention merveilleuse, qui vient révolutionner la vie des femmes!

J'ai découvert le vernis adhésif chez Sephora, en France, il y a maintenant plus d'un an. J'avais acheté ce petit paquet étrange, très motivée à l'idée d'essayer un nouveau "gadget", puis n'avais jamais eu le temps de me pencher sur la question. Après un déménagement qui m'a aidé à le sortir du placard et pendant une période de chômage où je n'avais pas grand chose à faire, je décidais de me lancer...!

Le principe est simple : 14 "languettes" autocollantes en forme d'ongle. On choisit la largeur correspondant à chaque ongle et on applique la base de la languette à l'extrémité inférieure de l'ongle. Frottez l'autocollant afin que ce dernier adhère correctement à toute la surface. La très longue languette se replie alors doucement sous l'ongle et se découpe très facilement, épousant parfaitement sa courbe.

En quelques minutes, on obtient une manucure parfaite qui tient jusqu'à 15 jours (si on y fait bien attention). Pas de temps de pause, pas d'accroc pendant le séchage, pas d'odeur désagréable et le tout s'enlève à l'aide de dissolvant comme pour un vernis "classique".

Mais avec un prix entre 7,50 et 9,00€ (pour la version french manucure) chez Sephora, je me demande si le bonheur de pouvoir vaquer à ses occupations dès sa manucure achevée mérite qu'on y consacre un tel budget? Même prix qu'un pot de vernis avec lequel on peut se faire les ongles pendant des semaines... Mais plus économique que d'aller se faire faire une manucure chez l'esthéticienne... alors, à vous de choisir!

Pour mieux comprendre le fonctionnement de ce vernis très spécial, cliquez ICI, et regardez la vidéo sur le site de Sephora.




mercredi 23 décembre 2009

Premier Noël blanc

Ça y est... demain c'est le grand jour! A l'heure qu'il est le père Noël doit être en train de préparer son traineau, ses rennes et de remplir sa hotte! De la bonne bouffe, la famille, une belle table (merci G.!) et un grand arbre avec des petits paquets en-dessous... Mon premier Noël blanc à Montréal c'est demain !

La famille de Paris est venue pour partager ce moment unique (près de 3 semaines que nous sommes à 4 dans un 2 pièces...) et demain soir c'est avec ma famille d'adoption québécoise que nous fêterons tous ensemble ce premier Noël en dessous de zéro (pour nous... maudits français) !

La neige a depuis quelques jours recouvert la ville et aujourd'hui elle poursuit sa mission en habillant une nouvelle fois le sol de sa robe blanche... C'est assuré : demain le paysage sera blanc, parsemé des lumières festives. Nous serons au chaud dans une belle maison au coin du feu. Bien que quelques unes manquent à l'appel, je serai entourée de personnes qui font partie de celles que j'aime le plus au monde!

Mes CD de chant de Noël... il ne faudra pas les oublier! Ces magnifiques mélodies résonnent depuis des semaines dans la rue, les boutiques ou encore à la radio... Les lumières de Noël se sont invitées à toutes les fenêtres, venant illuminer chaque trajet nocturne qu'il m'a été donné de faire...

Alors, je pense à demain : famille, chanson, chaleur, fête... tous les ingrédients du bonheur seront réunis!

JOYEUX NOËL A TOUS !!!



jeudi 3 décembre 2009

Premier jour, première cata!

On est un boulet... ou on ne l'est pas! En ce qui me concerne, j'ai récemment eu la confirmation d'appartenir à la première catégorie... Mon premier jour de travail a quelque peu mal commencé... Le genre d'aventure qui peut vous arriver n'importe quel jour, mais pas celui-là... Récit!

Le premier jour dans un nouveau boulot est toujours source de stress et l'insomnie le précède la plupart du temps. Il semblerait que cela ne soit pas particulièrement mon cas... Pourtant, je pensais ne rien avoir laissé au hasard...

Réveil et téléphone portable réglés pour émerger à 6h15: une préparation sans trop de rush et un départ vers le métro autour de 7h15. L'arrivée au terminus des bus devait se situer aux alentours de 7h40, pour prendre celui de 7h50 (il passe environ toutes les 30 minutes...). La cible devait donc être atteinte aux alentours de 8h15 pour être en poste à l'heure officielle: 8h30. Oui... chaque minute est minutieusement prise en compte dans le timing...!

Pourtant, rien ne s'est passé comme cela... Plongée dans un sommeil très profond, le téléphone sonne, annonçant le début des "hostilités". Je m'empare de ce perturbateur de sommeil pour le faire taire et passer à l'étape suivante: la douche. Mais là, je réalise qu'il ne s'agit pas de mon réveil matin, mais d'un appel entrant... Mon regard croise alors le réveil situé en face de moi: 7h42! Ohhhhh myyyyyyy goooooooood!!!!! Impossible! Je ne me suis pas réveillée! Je ne peux pas le croire! Non.... Pas aujourd'hui!!!! A l'heure qu'il est je devrais être prête et pimpante, en train d'attendre mon bus! Mais je suis encore dans mon lit! Telle une gazelle je bondis dans la douche et 15 minutes plus tard me trouve dans le métro.

Il est important de préciser que la neige a choisi ce merveilleux jour pour faire son entrée. C'est donc en glissant et en tentant de ne pas me casser une jambe que je cours à petits pas (on dirait que ça aide à conserver l'équilibre...), mes cheveux trempés dissimulés sous mon bonnet, en direction du métro. La phase "coiffage" et maquillage ont lieu dans le wagon, au milieu des autres passagers (je suis alors à un stade ou plus rien ne me fait peur, et surtout pas la honte...).

Dans mon malheur, j'arrive au terminus et mon bus passe 5 minutes plus tard... J'appelle alors ma nouvelle chef pour l'informer de mon retard en me disant qu'elle doit déjà amèrement regretter mon recrutement... C'est un femme douce et gentille que j'ai au bout du fil et qui semble prendre mon retard avec beaucoup d'humour! J'arrive finalement à destination avec 25 minutes de retard... Pas si mal pour quelqu'un qui s'est réveillé avec 1h30 de retard...!

La bonne nouvelle est qu'à peine arrivée dans une nouvelle entreprise, j'avais déjà bien fait rire l'ensemble de ma division. Une bonne entrée en matière et surtout une façon agréable de découvrir la bonne ambiance qui y règne!



vendredi 27 novembre 2009

Recherche d'emploi à Montréal

Ça y est! Au bout de deux mois et demi de recherches intensives, j'ai enfin trouvé un travail. Un job qui me plaît, dans une entreprise qui me plaît! Premier jour: lundi prochain! Plus que deux petits jours de vie de chômeuse devant moi... L'occasion de faire un point sur mon parcours en tant que chercheuse d'emploi au Québec.

Quand on arrive dans un pays qui n'est pas le sien, on débarque avec tous ses repères issus de sa terre étrangère. Il faut se faire violence pour laisser ses références de côté et embrasser celles du pays qui nous accueille... Cela commence par l'adaptation de son CV!

Étape 1 : adapter son CV
Alors qu'en France, lorsque vous êtes jeune actif, je dirai même plus "jeune diplômé", on vous conseille fortement de faire tenir votre CV sur une seule page, au Québec c'est tout l'inverse! L'expérience professionnelle a une telle importance aux yeux des recruteurs qu'il est fortement recommandé de détailler cette partie au maximum, sans dépasser les deux pages. Voilà une première idée reçue réduite à néant! Ensuite, la formation généralement située en début de Curriculum en France, se retrouve au dernier rang du CV québécois, démontrant une nouvelle fois l'importance accordée à la vie professionnelle. Enfin, dernière particularité : les ressources humaines consultant rarement les lettres de motivation (appelées ici "lettres de présentation") jointes au CV, il est préconisé d'insérer dans ce dernier un petit paragraphe de présentation. Malin, non?!

Bien qu'aillant correctement adapté mon CV au format québécois, j'ai commis une erreur importante en conservant mon adresse mail en ".fr". Persuadée que les gens comprendraient que je suis française en se référant à mon parcours scolaire, je n'ai pas jugé nécessaire, dans les premiers temps, de changer mon adresse mail. Dans la mesure où tout le monde sait qu'on peut consulter son adresse partout dans le monde, l'exercice ne me paraissait pas indispensable... Pourtant les personnes semblaient confuses : "Elle n'est pas encore arrivée au Québec?" "Elle repart bientôt pour la France?" Bref...! Mettre une adresse en ".com" évite ce genre de problématique !


Étape 2 : se préparer à l'entretien
Si l'entretien français est stressant, l'entrevue québécoise se veut détendue. En France on assiste souvent à une sorte de bras de fer entre le recruteur qui fait tout pour vous déstabiliser et vous tester et un candidat qui se demande toujours s'il en fait trop ou pas assez. Lors de mon premier entretien ici, je suis arrivée en tailleur-pantalon, la tenue de camouflage idéale pour ce type "d'examen". L'un des dirigeants de la société m'accueille en bermuda et chemisette et se présente en ce termes : "Salut, moi c'est Marc-André*!" Bien qu'on se trouve dans une agence de publicité, milieu réputé pour son ambiance décontractée, je reste tout de même surprise... J'ai pu observer par la suite, lors de mes différents entretiens, que la personne en face de vous cherche surtout à savoir qui vous êtes et à vous mettre à l'aise plutôt que l'inverse. Une discussion "sereine" et sans langue de bois!


Lors de mon second entretien, au bout de 20 minutes, le directeur que je rencontre me dit que je ne colle pas exactement au profil qu'il recherche. Il passe ensuite trois quart d'heure avec moi pour m'expliquer comment optimiser mes recherches d'emploi et mener un entretien. En France, le candidat va plutôt acquiescer à ce que lui dit le recruteur. Si ce dernier lui explique les raisons de son refus et qu'il s'agit d'arguments valables, le candidat n'a pas vraiment son mot à dire. Au Québec, le candidat doit montrer que, même s'il ne sait pas faire quelque chose, il faut lui laisser sa chance de vous prouver ses capacités. Dire qu'on apprend vite. Proposer de travailler pendant plusieurs mois quasi-gratuitement pour montrer de quoi on est capable. Si on vous dit non il faut dire "Non. Mais..." Ne jamais se taire et encaisser, mais plutôt mener un combat où le KO n'est pas une option!


Étape 3 : la relance téléphonique
Heureusement, je n'ai pas vraiment eu besoin de passer par cette étape... Au moment où je commençais les relances téléphones pour les postes auxquels j'avais postulé, l'entretien "à l'issue favorable" est entré en scène... L'idée est qu'au Québec il faut harceler l'employeur pour obtenir un entretien. Les gens qui ne le font pas sont quelque part pénalisés par rapport aux autres qui oseront passer par cette étape... Toujours dans l'esprit "je vais vous prouver que je mérite cette place", une fois que le candidat a envoyé sa candidature, il doit rappeler régulièrement pour savoir où en est le recrutement et démontrer sa motivation. L'objectif ne consiste pas à harceler purement et simplement le recruteur, mais plutôt à le faire céder à la requête "même si je ne correspond pas à ce poste, rencontrons-nous et vous verrez que je suis un bon élément qui sera parfait pour votre entreprise". Une fois que l'entretien est décroché, c'est au candidat de faire ses preuves (retour à l'étape 2...).


Dans l'ensemble du processus d'embauche, en France comme au Québec, montrer sa motivation et un réel optimisme face au recruteur est un outil efficace. Le plus difficile est de ne pas se démotiver durant ses recherches. Ne jamais perdre l'espoir qu'un recruteur vous attend quelque part... à vous de faire en sorte que cette attente prenne fin au plus vite!

*Les noms ont volontairement été changés...!

Ci-dessous quelques sites qui ont fait parti de mon quotidien pendant un certain temps...!
www.infopressejobs.com
www.isarta.com
www.grenier.qc.ca



mercredi 28 octobre 2009

Bonne conduite !

Hier était un grand jour pour moi : j'ai vécu ma première expérience de conduite, seule, au Québec.

Pas compliqué me direz-vous ! Passer d'une voiture manuelle à une automatique, de rues étroites à de grands boulevards et de fous du volant au calme et à la sérénité des nord-américains... Pourtant, bien que je conduise maintenant depuis 10 ans (cela ne me rajeuni pas...), cette expérience m'a quelque peu stressée. Et oui : l'inconnu fait peur... Et ça, c'est international ! Mais une fois au volant, après quelques minutes, l'angoisse se dissipe.

Il faut cependant préciser que le code et les repères diffèrent énormément entre la France et le Canada. La signalétique canadienne ressemble fortement à celle américaine, mais se situe bien loin des codes européens.

J'ai tout de même trouvé un gros point commun : le stop. De même apparence, il est marqué d'une large ligne blanche au sol (lorsqu'elle est encore apparente) et son panneau représente également un octogone rouge. Mais, les québécois, toujours dans un souci de protection de leur langue, n'inscrivent pas le terme de "stop", qui pourrait être assimilé à de l'anglais, lui préférant le mot "arrêt", clairement francophone.

Là ne s'arrête pas la distinction... et j'en arrive au détail intéressant. Au lieu de mettre à un carrefour, un feu rouge à chaque voie, afin de faciliter la circulation, le Québec opte pour l'installation de 4 "stop" ! En d'autre terme à une intersection, il est courant que chaque voiture se retrouve arrêtée... à un stop !

Résumons... Quand j'ai passé mon code (il y a fort fort longtemps... je sais!), le stop indiquait aux automobilistes de marquer l'arrêt pour laisser passer les autres véhicules venant d'une voie prioritaire (par rapport à eux). Mais quand il y a quatre "stop", qui a la priorité ?! C'est à ce moment là que l'on se rend compte que les québécois sont des gens civilisés, contrairement aux français. Celui qui est prioritaire est le premier qui est arrivé ! Chose totalement improbable en France !!! Qui aurait la priorité dans l'hexagone ? Je serais tentée de répondre : celui qui démarre le plus vite... Donnant lieu à des gestes de courtoisie incluant le majeur ou pire, à des froissements de taule.

Je veux bien concéder aux québécois leur incroyable civisme, mais sincèrement... entre nous... mettre quatre "stop" à un carrefour, quand on y réfléchit bien... ça n'a pas de sens ! Et afin de rassurer les français qui liraient cet article, sachez que le Québec compte majoritairement des intersections dotées de feux rouges. Ce sont essentiellement les toutes petites villes qui affichent ce type de signalisation. Alors, si un jour vous avez la chance de venir au Québec, n'ayez pas peur de louer une voiture, car ce n'est vraiment pas sorcier la conduite au Canada !

vendredi 23 octobre 2009

Montréal a vu ses premiers flocons...

C'était hier... Aux alentours de 16h...: les premiers flocons de ce nouvel hiver qui approche se sont abattus sur Montréal. Tout ceux qui ont pu les admirer en ont parlé... sauf moi, parce que je n'ai rien vu!

Tab****cle!!! Ma première neige à Montréal et je la rate! Alors ça c'est tout moi: jamais là quand il faut! Je vais rarement faire mes courses dans la ville souterraine et les premiers flocons arrivent à ce moment précis... Une mini-tempête même, d'après certaines sources! J'étais pourtant hors de la surface seulement deux petites heures... ou trois!

Coups de fils, "posts" sur Facebook... tout le monde en a parlé ! Enfin, quand je dis tout le monde, je veux bien évidemment parler de tous les français que je connais. Pour les québécois, rien de plus normal en cette fin de mois d'octobre ! Des flocons tombent du ciel et fondent une fois arrivés à terre... Classique !

Moi qui attendais la neige avec impatience... quelle frustration ! Mais il paraît qu'à partir du mois d'avril les habitants de Montréal ne supportent plus la vue de la neige (cela inclut aussi les français). Je devrais donc plutôt profiter de ce petit répis où les trottoirs sont encore praticables... Et puis, à priori, ce n'est pas comme si la chose n'allait pas se reproduire...!

jeudi 15 octobre 2009

Mon premier zéro...

Je l'avais vu la veille à la télé et pourtant je n'avais pas voulu le croire... Le mercredi 14 octobre, j'allais le voir... que dis-je, le ressentir ! A peine sortie de l'été, j'allais connaître le frémissement de mon premier zéro degré au Québec !

Il m'a fait peur tout d'abord ! M'a fait promettre que je ne mettrai pas le nez dehors et pourtant... pourtant il a bien fallu y aller, se lancer, oser... Alors une fois les rafales du matin passées, j'ai osé pointer le bout de mon nez...

L'expérience fut étonnement bonne ! Un froid vif, revigorant, agréable même. Pas ce froid humide et pénétrant que l'on ressent généralement à Paris et qui ajoute de la difficulté à nos déplacements quotidiens, alors que les températures ne sont même pas négatives. Non ! Plutôt un froid de montagne où ça sent bon l'hiver.

Certes, je ne vous dirai pas que c'est un froid supportable en t-shirt ! Cependant, correctement couverte, il est tout à fait endurable. N'imaginez pas pour autant que je sois déjà sortie vêtue de ma tuque et mes mitaines (traduction : mon bonnet et mes gants). Non ! Une simple paire de ballerine (donc pas de chaussettes), un jeans, un t-shirt et un gilet sous un manteau de ville... on est bien loin des clichés de la doudoune et des bottes fourrées ! Difficile à croire, non ?!

Cette tenue tout à fait suffisante malgré la température ambiante se justifie également ainsi : "qu'est-ce que je vais porter quand il fera moins 20 !". D'où la nécessité de résister à l'envie de ne sortir les "tenues de combat" pour l'instant !

On remet ça demain matin, vendredi... à nouveau zéro degré ! Mais ce qui est bien avec la météo locale, c'est qu'elle nous donne la température ressentie avec le facteur vent... alors ce n'est pas vraiment zéro que nous aurons demain matin, mais plutôt un petit moins 5 degrés... je vais peut-être faire "péter" les chaussettes cette fois-ci !

lundi 12 octobre 2009

Oh... la grosse dinde !


Aujourd'hui au Canada a lieu l'action de grâce. Cela vous parlera peut-être plus si je vous dis... "Thanksgiving" ?!

Quand j'imagine Thanksgiving, je pense tout d'abord à une grosse dinde, une grande réunion de famille ou d'amis qui festoient. Je revois les épisodes de Friends et autres séries américaines qui prennent, chaque année, un malin plaisir à nous envoyer ces images de bonheur festif sans que l'on ne puisse jamais (nous pauvres français...) en profiter. Et bien cette année, je vais enfin l'avoir mon Thanksgiving !

Commençons par un peu d'histoire... Quand on pense Thanksgiving, on l'associe immédiatement aux Etats-Unis. Mais il est important de savoir que les canadiens célèbrent cette fête depuis plus longtemps que les américains ! L'origine de cet évènement au pays des caribous date de 1576, contre 1621 pour les mangeurs de burger. Bien que les coutumes soient différentes d'une contrée à l'autre, il célèbre globalement la saison des récoltes. On comprend donc pourquoi la date n'est pas la même dans les deux grands pays nord américains. Les récoltes touchant à leur fin plus tôt au royaume du hockey, Thanksgiving se fête le second lundi du mois d'octobre. Les Yankees, quant à eux, célèbrent l'action de grâce le dernier jeudi du mois de novembre.

En bonne canadienne que je suis à présent (ou devrais-je plutôt dire "présentement"), je vais donc fêter mon premier Thanksgiving ce soir avec mes amis. K., notre amie "anglo" (comme on appelle les canadiens anglophones ici), nous reçoit chez elle et nous mitonne une petite dinde de 12 kilos ! Il s'agit d'un "potluck", ce qui signifie que chaque personne apporte une spécialité culinaire afin de participer à l'élaboration du repas.

Le côté sympa de cette fête, c'est qu'elle peut même être préparée entre amis ! Nos acolytes M&M (un couple de français) ne devraient plus tarder à arriver chez nous, pour que l'on mette nos compétences culinaires en commun. L'après-midi risque donc d'être très studieux en cuisine...